05.09
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Cyclosportive : La Bernard Thevenet
Région : Bourgogne
Dépt : Saône-et-Loire
Départ : Paray-le-Monial (71600)
Difficulté : Haute
Distance : 170km / Dénivelé : 2150m
Durée : 5 heures 29 minutes
Sport : Cyclisme RouteIl y a 40ans, Bernard Thévenet gagne le Tour de France 1975. (La vidéo épique de l’étape Nice – Pra Loup en lien)
Synopsis :
45 ans après sa célèbre victoire devant Eddy Merckx à La Mongie sur le Tour 1970, suivie de son irrésistible ascension du Ventoux devant Merckx, Ocana, Poulidor en 1972.
40 ans après sa première victoire sur le Tour de France, venez fêter avec Bernard son jubilé.
1975. Fabuleux vainqueur du Tour de France devant Merckx, Van Impe , Zoetmelk, Gimondi, Moser et tant d’autres célébrités, il renouvelle son exploit 2 ans plus tard, en remportant le Tour 1977.
2015. Bernard Thevenet, vous attend pour porter avec lui le dossard fétiche N° 51, au départ de Paray le Monial.
Début de saison bourguignon cette année puisque je prends part à la cyclosportive « la Bernard Thevenet », édition qui revêt un caractère particulier puisque nous fêterons les 40 ans de la première victoire de « Nanard » sur le Tour de France. Vous trouverez la vidéo de l’étape 15 de ce Tour en cliquant sur l’image ci-dessus. Disputé entre Nice et Pra Loup le 13 juillet 1975 et longue de 217.5km, elle marque la fin du règne de Merckx sur le Tour et l’avènement de l’un des plus grand champion cycliste français, le bourguignon Bernard Thevenet. Une autre époque !

Cadre et fourche en tubes Reynolds 531. Guidon Cinelli, guidoline tissu Tressostar, bouchons plastique. Freins Mafac. Dérailleurs et tige de selle Simplex. Selle Ideale 2001. Pédalier Spidel. Pédales Maillard. Cale-pieds Christophe. Courroies A. Binda. Roues moyeux Spidel, jantes Super Champion « Prestige ». Roue-libre Maillard 6 vitesses. Chaîne Sédis. Porte bidons T.A . Bidons plastique T.A « Contrex » Tour de France. Poids du vélo : 9,750 kg.
Après ces 51min de nostalgie, nous revoilà donc en 2015, et si Bernard est toujours fidèle à la marque Peugeot (je pensais que la division cycle n’existait plus, ce qui est faux), lui aussi a troqué son beau cadre Reynolds et mis le casque pour s’élancer à nos cotés sur un parcours préparé spécialement pour nous faire découvrir ses routes d’entraînement, entre Brionnais et Charolais.
Le nombre de personnes attendu pour cette cyclo étant relativement faible, celle-ci est une bonne occasion de mettre en application un nouveau protocole d’avant course :
1) Éviter une dépense inutile d’énergie le matin en préparant TOUT la veille ;
2) Éliminer les sueurs froides dues à un départ trop tardif, la BISOU par ex ;
3) Éliminer le surplus de confort « rando » qui devient rapidement un handicap en course. Bon je garderai tout de même mon sac fétiche ;
4) Manger léger le matin de la course, et manger une barre chocolaté 30min avant le départ pour pallier au besoin d’énergie de la première heure. S’hydrater régulièrement. Ouvrir les barres qui pourront ainsi être mangées aisément sur le vélo.
5) Procéder à un court échauffement (en faisant tourner les jambes 10/15min sur de petits braquets) puis une série de trois petit sprint de 20/30sec histoire de préparer le cœur.
6) Sur la ligne de départ, se remémorer mes principales sortie de références afin de réduire le niveau de stress. Fondus de l’Ubaye, Galérien du Ventoux, Fêlés du Grand Colombier devraient être de bons moteurs cette année !
7) Enfin, être Happy, et ce même sous la pluie!

Ça y est, nous y sommes. L’efficacité de ces « bonnes » résolution devraient être rapidement connus !
Nous nous élançons donc de Paray-le-Monial pour une boucle au coeur du terroir Brionnais et Charolais à la fois roulante, bosselée et technique. Le départ est relativement lent pour une cyclo, la faute peut-être à une météo légèrement pluvieuse qui rend la chaussée glissante. Une bonne chose pour moi car ceci me permet de rester au contact de la tête de course pendant les 40 premiers kilomètres. Le niveau est malgré tout un peu trop élevé pour moi et, étant peu habitué à rouler vite, je commence à faire l’élastique en queue de peloton. Je m’accroche pourtant.

Basilique du Sacré-Coeur, chef d’oeuvre de l’art Roman.
Sortie de Saint Bonnet-de-Joux. Je commets une faute qui auraient pu s’avérer dramatique puisque j’échappe mon bidon en le reposant. Une fraction de seconde pour se retourner et voir, sous une poussée d’adrénaline, tous les concurrents éviter de justesse le bidon roulant tranquillement sur la route. Ouf….! Un grand pardon à tous ceux qui auront vécu de trop près cet épisode. Mais pas le temps de réfléchir pourtant, la course est la course et bien que mon demi-tour est été rapide pour récupérer le fugitif, mon groupe est déjà à quelques encablures. J’évalue les 2 options qui s’offrent à moi, faire le forcing pour rattraper le groupe quitte à le payer par la suite ou attendre sagement le peloton pour prendre le train en marche.
Ayant une idée assez précise du parcours, je sais que nous sommes dans une partie assez bosselée qui ne devrait pas trop me défavoriser. Je me lance donc dans un contre-la-montre et après avoir repris l’essentiel de mon retard dans la bosse de Sivignon, je recolle finalement dans la bosse derrière Curtil-sous-Buffières. L’effort fourni ayant cependant été intense, il me faudra bien 1/2 heure avant d’accrocher complètement les roues, et un bon 1/4 d’heure supplémentaire pour être de nouveau à l’aise.

Le terroir Brionnais et Charolais
Mais comme on dit, à toutes choses malheur est bon. Ce groupe correspond davantage à mes capacités et je prends beaucoup de plaisir à rouler en tête, surtout lorsque la route s’élève. Nous effectuerons comme celà les 100/110 derniers kilomètres, tournant à 3 ou 4 en tête du groupe. Et même si il aurait été sympa d’avoir plus d’aide dans les relais, la moyenne à l’arrivée (31km/h) montre que nous nous sommes correctement employés.
A 110% pour ma part puisque je coince un peu dans les 10 derniers kilomètres, mon estomac refusant désormais le sucre que je souhaite lui donner. Derniers coup d’esbrouffe dans la dernière ligne droite, mais je dois me rendre à l’évidence, les jambes n’ont cette fois plus de jus…. Je me résouds finalement un peu déçu à une 41ième place… Le vélo est un sport ingrat….! 🙂

2 à rouler, 2 bon dernier! 🙂
Enfin…. un bon boeuf Bourguignon me remonte le moral, et surprise, la 1° place de la catégorie C me reviens avec comme prix un super casque Ekoi, et une petite bouteille pour l’arroser, du Bourgogne bien sûr. 2 choses à retenir de cette journée, rester archi-prudent même dans les moments durs et en garder un peu sous la pédale pour l’arrivée car les cyclistes sont sans pitié.
A dans 5 jours, pour les 3 Cols!
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