03.25
Résumé
Et c’est avec un entrain certain que nous avions rendez-vous à Gillonnay pour le deuxième 200 de la série. Patrick et Elodie dans leur belle maison nous attendaient. Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas vu, et cela faisait donc grand plaisir. Des histoires de brevets, des histoires de Paris à Brest. De Brest à Paris. Des histoires à dormir. A marcher debout… 🙂 .
Il était sept heures et l’atmosphère au départ bonne enfant. 200 est une étape, qui depuis longtemps ne fais plus bien peur aux gens. Pourtant, c’est une promesse. Celle de pouvoir aller suffisamment loin découvrir les plissures de France. Et cela, Joëlle et Gilles le savaient mieux que quiquonque.
C’est donc à sept que nous nous élancerons quelques minutes après la troupe, qui après le briefing, et c’est une tradition ici, chargera à toute allure… Marguerite et Rémi eux un instant attendirent, avant de filer à leur tour, tour à tour. Bouclant tout deux le parcours à des moyennes qui ont de quoi. #LaisserPantois.
Derrière le groupe s’était depuis organisé, sur les larges routes exposées au vent qui mènent à Andancette. Nous le savions. Le meilleur nous attendait…

Sur la rive droite de la Cance, à trois quarts de lieue d’Annonay, dans un endroit où ce torrent est profondément encaissé, on voit s’élever, au-dessus de la surface de ses eaux, un rocher d’une configuration bizarre, dont la partie inférieure semble représenter les traits d’un homme ou plutôt le masque d’un colosse: on dirait un de ces débris du temple des géants qui jonchent le sol de la vieille Agrigente. Ce rocher, isolé de toutes parts, se termine par une pointe élancée et pyramidale ; il a cent vingt pieds de hauteur : la circonférence de sa base est de deux cent quarante pieds. C’est le rocher de Péréandre…

Annonay se trouvait alors animée de l’effervescence du marché qui oeuvrait sur la grande place. Et tandis que nous attendions notre tour à la patisserie Martin, nous évoquions la c(h)ance que nous avions de bénéficier d’une météo aussi clémente, entre la tempête de la veille et celle du lendemain…
Énorme comme un éléphant, et rond comme une ruche à miel,
Toi, immense vaisseau du ciel, tu voles comme une aile au vent.
Tel un aigle fier, tu brilles, libre et Royal. Dans un ciel azur près de l’astre cardinal.
Tournant comme une vis sans fin, ton osier frôle les montagnes
Prenant envol vers un lieu vain. En ombrageant rues et campagnes.
Tel un aigle fier, tu brilles, libre et Royal. Dans un ciel azur près de l’astre cardinal.
Parfois, le vent et la nacelle s’amalgament en feu-follet
Enflammant ta bouffie ombrelle. Qui tombe comme un farfadet.
Ô triste montgolfière au pelage grillé, tu brûles comme un fumeron carbonisé.
Parfois, nous sommes ce titan. Défiant le vent, nez au vent;
Et soudain, un mistral vivant. Coupe les ficelles du temps.

Le col de Juvenet, St Félicien, nous évoluions dans des paysages somptueux peut être parcequ’ils ne nous opposaient que peu de résistance. Les arbres fruitiers partout étaient en fleurs, blanches ou violettes. Et nous dévalions sans heurts la douce vallée du Doux pour nous lézarder au Soleil…
Nous n’étions alors qu’à mi-parcours, et les difficultées,
décorées de lointaines cîmes enneigées, loin d’être toutes effacées.
Nicolas qui devait rentrer s’envola d’un bref salut vers la belle Montagne.
Christian souffrait je crois mais s’appliquait à ne rien trop faire paraître.
Joëlle voyait des choses. Régis, Gilles, Christophe, serraient les rangs…
17h15. Derniers tampon. Des adieux sur un bout de papier cartonné.
#C(h)anceAuCanson 😛
Parcours
GPX : #BRM200-Gillonnay (2023)..
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Isère
Depart : Gillonnay (38260)
Difficulté : Moyenne
Distance : 200km / D+ : 2040m
Durée : 8 heures 30
Sport : Cyclisme Route
Aucun commentaire.
Ajoutez votre commentaire