08.15
Résumé
Il naît au pied du Mont Mézenc. Il est un joyau naturel des montagnes d’Ardèche. Un ancien volcan fait de trésors cachés et de vue époustoufflante… Il est.
Le Cirque des Boutières…
Oui mais voilà. Pour aller au delà du panorama mythique qu’offre la Croix des Boutières il faudra s’enfoncer, un peu plus à l’intérieur. Pédaler…. Et aussi, très souvent, porter…
Car le parcours dont le départ se situe dans le village de Lachapelle-sous-Chanéac se révèlera assez aventurier… Allergique au portage, s’abstenir. Pierriers, clôtures, prés, ronciers, troupeaux… La trace coupe court entre les Sucs et les Rochers, offrant, entre deux crevaisons des surprises magnifiques… Le tracé d’aujourd’hui ne se mesurera pas en kilomètres, mais bien en heures… D’entrée, la difficile montée de Roche-Besse, par le sommet de Charbounouse met dans l’ambiance… Favorisé par l’été pluvieux, la végétation est dense et il faut vraiment regarder où l’on met les pieds… Descente trop raide, trop technique jusqu’au lieu-dit, « les Allayauds ». Je marche d’un bout à l’autre mais c’est grandiose… Au lieu dit, une boucle pour rien, si ce n’est le plaisir de contempler le Rocher de Soutron sous tout les angles. A Soutron, ma première crevaison, logique, vu les ronciers traversés… Je repars. Les vaches barrent les chemins mais s’il faut parfois les pousser, le danger n’est pas là… Ces chemins ne sont visiblement pas fait pour les vététistes, et je trouve à plusieurs reprises des fils de clôtures tendus en plein milieu. Il va falloir ouvrir l’oeil. Et faire très gaffe… Single en sous-bois, rivière pour remplir les bidons… Me voici à nouveau aux Allayauds… Derrière, ça monte sec, sur un chemin en lacets où pointe ma deuxième crevaison… Une belle épine d’aubépine tellement grosse que je n’ai pas à la chercher bien longtemps. Je l’enlève et tente la bombe anti-crevaison. Il paraît que ça bouche les trous… Mais là le trou était apparemment trop gros… Il va falloir changer la chambre, les doigts couvert de cette vieille mousse collante… Vers Echamps, un bout de route que je reconnais de l’Ardéchoise… Le Rocher de Pialoux est là, juste devant moi. Je continu, ramassant quelques mûres au passage. Voici le Tchier de Borée*… Le village de Borée, et derrière, la roche de Borée… Je divague entre les pierres scultées… L’endroit vaut à lui seul le déplacement. Le village est en fête, mais je trouve qu’on me regarde un peu bizarrement. La bière sans doute. Je cherche un peu… Et retrouve la piste, entre la Roche de Borée et le Suc de Touron… Heureux de voir qu’ici les chemins sont pratiquables, une belle rivière, l’Elysse, que je franchi au coin de la Scie, je frôle ensuite le Sucs de la Veine, puis contourne celui de Sara… L’endroit est encore plus magique que l’entame déjà exceptionnelle. Mais c’est dur. Des cailloux, des pierres et des rochers… à ma gauche j’aperçois le Mont Gerbier de Jonc tandis qu’à ma droite s’élève le rocher des Pradoux… Tiens, un chapeau tombé sur le chemin. Je le ramasse, en vue de mes prochaines rando… Mon père m’a apprit que l’annecdote ne s’achète pas chez Décathlon… Je roule désormais sur le GR7/GR420, sur la portion Tour du Mont Mézenc et du Mont Gerbier-de-Jonc… Nous sommes en début d’après-midi, la canicule sévit et je bénis de transpiration chaque arbre que je croise… Même les tout rabougris. Le bidon encore et toujours à l’économie…L’eau est rare dans ce Massif… Voici la Croix des Boutières, d’où je peux comptempler le chemin parcouru… Trop de monde… Vite. Filer. Ecrire. En petit au dos de la carte postale… Les chemins sont ceux fait à pied, la veille… Il me conduise au col de Médille. Là, il faut remonter sur la petite crête, puis tirer droit, vers Chaudeyrolles et le Mont Signon… Des framboises sauvages à profusion que je ramasse par poignées… Descendre, enfin. Pousser le portillon d’un jardin au lieu-dit « la Ribette », mais non sans avoir demander au préalable la permission au propriétaire. Ce dernier était en train de tondre. Il parle mais je n’entend pas. Il y a des tondeuses au paradis… ? Ensuite. L’éprouvante montée vers Saint Clément… La dernière comme je l’apprend d’un groupe de promeneuses… Elles n’ont pas menti. Saint Clément, de l’eau. Puis une longue descente ininterrompue sur Lachapelle-sous-Chanéac où je retrouve les clapoutis reposant de la Saliouse… Un parcours guère reposant au final, mais que je suis d’autant plus content de boucler… Demain nous seront lundi… Et les vacances seront finies…
L’Ère du Tchier de Borée est une sorte de grande meule de l’univers qui regarde à la fois en arrière et en avant. Elle symbolise l’analogie universelle qui régit en sens inverse les états multiples de l’être. C’est un labyrinthe initiatique et divinatoire par lequel sont restituées les cultures traditionnelles dans leur lieu premier, la nature. Cette Gigantesque œuvre d’art forme un calendrier monumental. Elle est constituée de 70 pierres, dressées sur le tracé régulateur de L’Ère du Tchier de Borée, formant 12 triangles et 7 carrés déterminant les 8 rapports de la divine proportion.
Fiche
Descriptif :
GPX : #CirqueDesBoutières…
Pays : France
Région : Rhône-Alpes
Dépt : Ardèche
Départ : Lachapelle-sous-Chaneac (07310)
Difficulté : Moyenne
Distance : 82km / D+ : 2520m
Durée : 9 heures 40
Sport : VTT
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